Le Colombanois

Avril 2017

L'eau, une préoccupation constante!

C’est avec fierté que je vous annonce que Saint-Colomban innove une nouvelle fois au plan environnemental puisque nous resserrons davantage les règles encadrant le développement afin de protéger encore mieux la précieuse nature qui nous entoure et qui est au cœur de notre qualité de vie. Nos exigences de protection des milieux humides sont désormais plus élevées que celles qu’impose le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Protéger notre environnement était au cœur de mon engagement électoral et tout récemment, grâce au travail des citoyens membres du comité consultatif en environnement et du comité consultatif en urbanisme, grâce aussi à la détermination des membres du conseil municipal ainsi qu’à celle des employés du Service d’aménagement, environnement et urbanisme, nous avons réussi à poser un autre geste concret en ce sens. En effet, des modifications au règlement de zonage de notre ville en vue de préserver les milieux humides et leur bande riveraine ont été proposées et adoptées. 

L’importance de protéger les milieux humides comme les étangs, les marais, les marécages et les tourbières ne fait plus aucun doute aujourd’hui. Les Colombanois le savent trop bien : ces sites saturés d’eau sont des habitats primordiaux à conserver. Ils préviennent l’érosion et les inondations, ils filtrent et purifient les eaux, et participent au réapprovisionnement de la nappe phréatique, par ailleurs si essentielle puisque tous les résidents de notre ville y puisent leur eau courante, y compris ceux qui bénéficient d’un aqueduc. 

Ce constant souci de protéger nos sources d’eau potable nous a également amenés, à l’instar de plusieurs autres villes, à adopter en mars un règlement visant toutes éventuelles explorations et exploitations d’hydrocarbures sur l’ensemble du territoire de la ville. Bien que rien ne nous permet de croire en d’éventuels forages chez nous en raison de la nature du sous-sol de Saint-Colomban, composé en majeure partie de granit, nous ajoutons un élément supplémentaire de protection.

Finalement, toujours en lien avec la gestion de l’eau, mais des eaux de ruissellement cette fois, le conseil a également adopté un règlement concernant l’installation et l’aménagement des entrées charretières et des canalisations pluviales en bordure des rues. Si l’importance de préserver nos eaux souterraines apparaît comme une évidence, nous devons également nous préoccuper des eaux de ruissellement. En effet, plusieurs se souviendront qu’au lendemain des inondations catastrophiques qui ont suivi les pluies diluviennes de juin 2014, un plan de gestion des eaux de ruissellement avait été commandé à une firme spécialisée. L’an dernier, ce sont près d’une vingtaine de ponceaux publics qui ont été remplacés, dont deux ponceaux majeurs sous le pont au Bois-Dormant. Nous poursuivons d’ailleurs cet été nos investissements pour que jamais plus de telles inondations ne se produisent. Si la Ville se préoccupe de la gestion des canalisations et des ponceaux publics, il importe en parallèle que les ponceaux privés, les entrées charretières et les fossés soient conformes à ce plan de gestion des eaux de ruissellement. Le nouveau règlement répond à ce besoin, soit de mieux gérer l’écoulement des eaux de surface, notamment celles provenant de la toute prochaine fonte des neiges.

Quand on vit dans une ville comme la nôtre, où il n’existe aucun égout, où la dénivellation entre les parties nord et sud du territoire est aussi forte et où l’approvisionnement en eau potable est d’origine souterraine pour toute la population, la circulation de l’eau tant en surface que dans le sol doit être une préoccupation prioritaire. Les nouveaux règlements adoptés par le conseil vont dans ce sens et nous souhaitons qu’ils contribuent, aujourd’hui comme demain, à notre mieux-vivre collectif.

Heureux printemps!  

Jean Dumais, maire