Le Colombanois

Mars 2017

Gérer la croissance!

Les médias nous apprenaient récemment que Saint-Colomban est la ville québécoise dont la population a le plus progressé (23 %) selon le Recensement de la population 2016. C'est dire qu'il se fait assurément beaucoup d'enfants chez nous! En effet, bien que nous ayons freiné la construction résidentielle dès notre arrivée à l'hôtel de ville conformément à notre engagement électoral (les constructions neuves ont chuté de près de 50 %, passant de 208 en 2013, à 105 en 2016), la population a malgré tout continué de progresser de façon exceptionnelle.

Certes, les nouvelles demeures ont amené de nouveaux résidents, mais elles n'expliquent pas à elles seules cette croissance fulgurante de la population. Avec une moyenne québécoise de 2,3 personnes par famille, nous aurions dû connaître une croissance de quelque 2400 personnes au cours de cette période, alors que dans les faits près de 3000 néo-Colombanois ont gonflé notre population, dont 1150 nouveaux-nés!

Nous sommes devant de beaux défis de croissance en lien avec les besoins des jeunes familles : garderies, écoles, parcs, loisirs, etc. Bien sûr, cette croissance génère aussi des enjeux comme la circulation automobile alors que le développement pose assurément des défis pour notre environnement. Ce qui importe, c'est d'en avoir conscience et d'être proactif : ces défis nous interpellent et nous tâchons de les relever pour le mieux-être de tous les résidents, quel que soit leur âge!

Agir en environnement

Au cours de 2014, alors que les nouveaux développements étaient sous l'effet d'un gel, nous avons procédé à une refonte majeure de nos règlements visant l'encadrement du développement afin de nous assurer de préserver notre environnement, notre forêt, notre eau. Nous l'avons fait parce que nous étions convaincus qu'il fallait agir pour protéger cette nature qui constitue la beauté première de notre ville et parce que nous savons tous à quel point l’environnement est vulnérable face au développement domiciliaire. Bien qu’il soit impossible de bloquer totalement ce développement, il nous apparaît de notre devoir de l’encadrer au maximum dans les limites de nos pouvoirs. La captation des eaux souterraines, la gestion des eaux pluviales, des eaux usées, la construction des maisons, des bâtiments accessoires, des rues, des ponceaux, tout y est passé!

Et ce n'est pas fini! En effet, au cours de 2016, des comités citoyens en environnement et en urbanisme ont travaillé avec des élus et le directeur du Service d’aménagement, environnement et urbanisme afin d’élaborer un règlement sur la préservation des milieux humides, si fragiles et essentiels. Ce règlement, qui entrera en vigueur sous peu, renforce notre réglementation en matière de préservation de l'environnement qui fait d’ailleurs l’envie des villes voisines. C'est ça être proactif!

Agir en circulation automobile, cycliste et piétonne La circulation automobile demeure un enjeu à Saint-Colomban. Tôt le matin comme en fin de journée, les axes routiers (côte Saint-Nicholas, montée de l'Église, chemin de la Rivière-du-Nord) sont engorgés. Pour diminuer la congestion routière sur la côte Saint-Nicholas, nous échangeons d’ailleurs actuellement avec la Ville de Saint-Jérôme. Des solutions existent, nous y travaillons et du concret viendra, mais pour ce faire, Saint-Jérôme, Mirabel, Saint-Colomban et le gouvernement du Québec devront collaborer.

Sur l'autre axe routier majeur qu'est la montée de l'Église, des solutions concrètes ont finalement été retenues en janvier dernier pour régler un problème de sécurité dont on parle depuis… 15 ans! Il faut se rappeler que cette voie appartient au ministère des Transports. La montée de l'Église deviendra une route à quatre voies dotée de voies de virage vers l'est et l'ouest et d'un feu de circulation à l'intersection du chemin de la Rivière-du-Nord. L'annonce officielle des travaux est imminente et ceux-ci devraient s’amorcer en 2017 et se terminer en 2018. Une piste cyclable et piétonne vers Saint-Canut pourrait cependant se réaliser dès cet été en plus d’une réduction de la vitesse à 50 km/h. C'est une bonne nouvelle, mais la situation demeurera problématique tant que tous les travaux ne seront terminés, incluant ceux à venir à Saint-Canut.

Dans tous les domaines touchant la vie municipale, préserver la qualité de vie de nos citoyens présente des défis quotidiens. L’important est d’identifier ces enjeux, prévenir les problèmes et s’atteler rapidement à les résoudre lorsqu’ils surviennent. Voilà ce que nous nous efforçons de réaliser pour vous jour après jour. Bon mois de mars!