Le Colombanois

Mai 2017

Dérèglements climatiques : agir en amont

En septembre 2011, des citoyens, notamment du lac Légaré, ont subi les conséquences d'une microrafale qui avait alors déraciné des arbres et causé d’importants dommages aux propriétés. En juin 2014, des pluies diluviennes ont causé des milliers de dollars de ravages à nos routes, ponceaux et fossés. Lors des derniers hivers, nous avons connu de très nombreux épisodes de verglas qui ont rendu les conditions routières difficiles à plus d’une occasion et posé de sérieux défis de déglaçage des routes. Les épisodes de dégel hivernal sont aussi de plus en plus fréquents, et leur impact est facilement observable avec la prolifération des nids-de-poule. Et cette année, les crues printanières record de la rivière du Nord ont inondé plusieurs propriétés, alors que les débits enregistrés ont atteint le seuil des crues cinquantenaires.

Ces événements ne sont évidemment pas nouveaux. C’est plutôt leur multiplication et leur intensité qui est nouvelle. Devant ce portrait, difficile de ne pas faire le constat que les réchauffements climatiques qui affectent notre planète ont aussi des répercussions concrètes dans notre ville. Et celles-ci se traduisent notamment par une pression accrue sur nos divers services et au premier chef les Travaux publics.

Faire ce constat est une chose, mais ce n’est pas suffisant : il nous faut agir. Individuellement certes, mais surtout collectivement!

Agir pour Saint-Colomban, ça veut d’abord dire de travailler en prévention. Ainsi, depuis 2014, de nettes améliorations ont été apportées à notre système d'évacuation des eaux de ruissellement. Des centaines de milliers de dollars ont été investis sur nos ponts, ponceaux, fossés, bassins de rétention, etc. La crue printanière, malgré son ampleur, a eu des effets somme toute limités sur l’ensemble du territoire, en grande partie grâce aux travaux préventifs effectués.

Nos concitoyens plus directement touchés par la crue, notamment les résidents de la rue du Bord-de-l'Eau sur les rives de la rivière du Nord, ont été soutenus avant, pendant et après les inondations par le Service de sécurité incendie. Nous les accompagnons aussi pour leur permettre de recevoir l'aide du gouvernement provincial. Des investissements sont par ailleurs prévus dès cet été pour réparer et rehausser le pont qui permettra de désenclaver ce secteur en période de crue.

La Ville poursuit en parallèle le travail pour remplacer les ponceaux et corriger les fossés. Nous sommes également convaincus que les récentes modifications réglementaires en ce qui a trait aux entrées charretières, à l'installation des ponceaux ainsi qu’aux bassins de rétention contribueront à améliorer l'écoulement des eaux et à éviter les dommages lors de fortes pluies.

Dans une vision plus globale, prévenir c’est aussi réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). L'introduction du compostage dans notre ville a été un geste significatif en ce sens. Les citoyens, par leur participation enthousiaste à ce programme, ont assurément contribué à réduire le tonnage des matières destinées au coûteux enfouissement. L'installation de bornes de recharge et l'achat d'un véhicule électrique constituent de petits gestes pour réduire l’émission de GES. La plantation d'arbres et la mise sur pied d'un jardin collectif s’inscrivent également dans cet objectif.

Les statistiques le prouvent on ne peut plus clairement : la population de Saint-Colomban croît fortement, et beaucoup de promoteurs aspirent à y réaliser des projets domiciliaires. Mais la préservation de notre environnement doit demeurer LA priorité à Saint-Colomban. Parce qu’en plus de jouer un rôle crucial dans la lutte aux changements climatiques et pour la qualité de l’air que nous respirons, la nature et nos espaces boisés sont la raison première pour laquelle nous avons choisi de vivre ici. Je vous le répète souvent et vous le confirme à nouveau : les projets domiciliaires majeurs de Saint-Colomban se sont amorcés avant mon arrivée à la mairie, et les quelques-uns qui se poursuivent sont davantageencadrés par une réglementation nettement plus sévère.

Les déchaînements de plus en plus fréquents de Dame nature nous rappellent l'importance de préserver cet environnement qui est le nôtre. Il nous appartient d'agir comme citoyens et comme Ville. C'est ce que nous faisons et continuerons de faire ensemble : il en va de notre qualité de vie.

Au plaisir de vous saluer à la Fête du printemps!